Actualité des états limites

sous la direction de Vincent Estellon

(Ed.Erès, 2014)

 


Ce petit livre reprend les contributions parues dans les numéros 160 et 161 de la revue Le Carnet Psy en mars et avril 2012.

Courts et condensés, ces textes présentent la notion d'état limite sous différents aspects. Mais la "limite" imposée à l'origine aux auteurs par le format d'une revue, et donc le faible nombre de pages accordé à chacun, fait surtout de cet ouvrage une incitation à faire d'autres lectures sur ce thème.

Certains concepts, métaphores ou théorisations, utilisés pour approcher les multiples facettes de la clinique, m'ont intéressé:
- le zapping pour décrire un "présent impatient", et l'image des "territoires occupés" pour illustrer cet espace psychique sans sécurité et soumis à des forces contraires (Vincent Estellon);
- "le vide devant soi" évoquant, via l'allusion au livre de Romain Gary, l'attente de rien (Maurice Corcos);
- la double place, de victime et de bourreau, occupée par les "sujets limites" dans le scénario œdipien (Catherine Chabert);
- "le transfert par retournement" dans lequel l'analyste est mis à la place du sujet lui-même et vit le sentiment d'impasse de celui-ci (René Roussillon)...

Sont aussi abordées, relativement à ces problématiques, les questions du sexuel et de l'adolescence (François Richard), de la temporalité (Jacques André), du concept d'état limite chez l'enfant (Bernard Golse), du type de psychothérapie avec les adolescents (Alain Braconnier).
Didier Lauru évoque très brièvement le travail de Jean-jacques Rassial qui avait écrit, dans une perspective lacanienne, sur "le sujet en état limite". Enfin Marie-Camille Genet et Gisèle Apter nous parlent des études longitudinales en cours sur les interactions entre les mères borderline et leurs enfants.